Soirée reportée pour cause de grosses intempéries en Sardaigne

Carte non disponible

Date / Heure
Date(s) - 13/12/2017
19 h 00 min - 23 h 30 min

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Mercredi 13 décembre à 19h

Présentation du livre
L’ANARCHISTE DE BARRALI
(presque) cent ans d’histoire pour l’anarchie
Biographie de Tomaso Serra écrit par COSTANTINO CAVALLERI presentation et discussion par Bastiano Sias
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REPAS DE CUISINE SARDE


l’anarchico di Barrali
TOMASO SERRA
Né à Lanusei (Sardaigne) le 23 mars 1900, mort à Barrali (Sardaigne le 8 octobre 1985).
C’est avant l’âge de 17 ans que Tomaso Serra avait dû quitter la Sardaigne en quête de travail. Il travailla d’abord sur des chantiers de construction de digues et d’aqueducs dans le nord de l’Italie puis émigra en Suisse. À Binningen/Bâle. il entendit une conférence de Luigi Bertoni* et se mit à lire le Risveglio et des brochures anarchistes.
Il passa ensuite en en France où il travailla d’abord dans des cantines de chantiers ferroviaires, puis dans les mines et les hauts fourneaux de Longwy de 1923 à 1925. Selon la police française il se faisait appeler Juan Fernandez y Salas et fut expulsé le 19 juillet 1927. Il passa en Belgique puis au Luxembourg, dont il fut aussi expulsé. Objet de recherche, il fut condamné le 6 novembre 1930 à deux mois de prison par le Tribunal de la Seine pour « infraction à l’arrêté d’expulsion ».  
Il retourna clandestinement en Suisse, à Bâle, Zurich et Bellinzone. De 1934 à 1936 il était à Genève, résidant à la « Cuisine des exilés » fondée par le socialiste André Oltramare, et fréquentait Bertoni et le groupe du Réveil anarchiste.
En même temps que d’autres compagnons italiens, Francesco Barbieri, Fosca Corsinova, Lorenzo Giuia, il partit pour l’Espagne en août 1936 pour combattre sur le front de Huesca, puis dans la batterie Michele Schirru. Il participa aux combats en particulier à l’offensive sur Almudévar en avril 1937. Arrêté par les staliniens en juillet 1937, il fut libéré grâce à l’intervention d’André Oltramare qui le fit passer pour « membre de la Croix rouge internationale ». De retour en France il y fut arrêté à Perpignan et emprisonné pendant six mois. Expulsé vers la Belgique, il fut emprisonné à Arlon, reconduit en France où il se fit immédiatement arrêter.
Interné au camp du Vernet au début de la guerre, il y resta jusqu’en novembre 1940 avant d’être transféré au camp de Mende, d’où il fut extradé en Italie le 30 décembre 1941. Emprisonné à Nuoro, il fut envoyé pour cinq ans au confinat de Ventotene. Après la chute de Mussolini, il fut transféré au camp de concentration de Renici d’Anghiari d’où il s’évada le 8 septembre 1943. Il partit alors pour Rome et s’intégrait à la résistance dans le bataillon Giustizia e Liberta d’Emilio Lussu.
A la libération il retourna en Sardaigne et s’installa à Barrali. En 1962 il y fondait la Collettivita Anarchica di Solidarieta (CAS), une collectivité agricole destinée aux compagnons âgés. En 1978, il fit un voyage en Suisse pour saluer la famille Oltramare et visiter le CIRA, alors à Genève ; c’est de là que naquit le projet d’ »Arkiviu-bibrioteca de kurtura populari »,
Tomaso Serra, qui avait participé à de nombreux congrès anarchistes, est mort à Barrali le 8 octobre 1985. A sa mort la Collectivité et la bibliothèque prirent son nom.——————————

l’auteur du livre: COSTANTINO CAVALLERI
Originario di Orroli (Nuoro), Costantino Cavalleri opera principalmente a Guasila (Cagliari) nella biblioteca « S’arkiviu-bibrioteka « T. Serra« , intitolata all’anarchico di Barrali (Cagliari) che combatté nella guerra di Spagna: Tomaso Serra.Grazie alla biblioteca, Cavalleri ha curato la pubblicazione, tra la fine degli anni 80 e l´inizio degli anni 90, di una serie di periodici: Anarkiviu : bulhitinu bibriografiku de s’arkiviu bibrioteka de kurtura populhari « T. Serra » (Bollettino bibliografico dell´archivio biblioteca di cultura popolare « T. Serra »); Nihil (Supplemento  » Quadrimestrale di dibattito, analisi, approfondimenti storici, teorici, metodologici » al bollettino » Anarkiviu ») e definito anche come il « foglio dell’Unione anarchici sardi »; Su gazetinu de sa luta kontras a sas presones [1](Il Gazettino della lotta contro le prigioni), ecc [2]. Attraverso questa fitta attività  propagandistica, Cavalleri ha cercato di dare un indirizzo unitario alle lotte anarchiche dei sardi: negli anni 80 partecipa alla costituzione del « Comitato di Solidarietà  con il Proletariato Prigioniero Sardo Deportato », a sostegno delle istanze dei prigionieri sardi, negli anni ’90 è il promotore della nascita dell’Unione Anarchici Sardi e nel 2002, attraverso l´unico numero del Zornale pro su Fruntene de Liberatzione Natzionale Sardu – ARREXINIS – RAIKINAS – RADICI (Giornale per il Fronte di Liberazione Nazionale Sardo- RADICI), ha rilanciato l´idea di un Fronte unitario che coinvolgesse tutte le aree dell’antagonismo isolano.

Cavalleri ha compiuto e compie un intenso lavoro nonostante le pressioni, da parte delle forze di repressione politica [3], tendenti a criminalizzarlo e intimidirlo nella sua opera di dar voce agli oppressi che ha sempre sostenuto in particolare appoggiando le lotte dei detenuti. La criminalizzazione di cui è stato oggetto lo ha indicato, secondo il magistrato milanese Ambrosio, come il collante dell’anarchismo europeo in particolare per le zone della Grecia e della Spagna. Nonostante queste pressioni (in Sardegna parlare ed esporsi è spesso perseguitato dalla magistratura italiana, vedi il caso del complotto separatista 1983[4], Fraria 2003-4, A Manca pro S’Indipendentzia 2006[5] e altri esempi), Cavalleri opera in una tipografia che ha creato decine di opuscoli e libri in appoggio delle lotte dei Sardi e altri europei, finalizzate alla dignità  ed emancipazione delle persone e contro uno Stato che si presenta non come un’istituzione per garantire i diritti dei cittadini ma come uno strumento usato da una minoranza di sfruttatori per opprimere la maggioranza del popolo.

Entrée libre
Et repas traditionnel Sarde