Les expos du Garage

L’espace d’expositions


 

EN CE MOMENT
[DÉCOUPAGRAPHIE] de Gilbert Duranton

Les découpes agraphiques de Gilbert Duranton s’expriment à travers des signes, des symboles, des graphs spontanés, des tracés automatiques. C’est une proposition de lecture, une écriture poétique, un langage plastique à lire.
Son acte graphique est intuitif créant une atmosphère où le graphisme cesse d’être esthétique en soit comme c’est le cas d’ordinaire pour devenir sensible et senti.
Une écriture loin de la calligraphie c’est-à-dire de l’écriture formée, dessinée, appuyée.
Cette nouvelle façon de communiquer est mise en œuvre non pas à travers des alphabets et syntaxes mais essentiellement à travers le geste formant une composition féconde.
Un geste impulsif où l’intuition a plus de place que la raison mais où la raison trouve sa place.
Ainsi une certaine magie s’opère dans cet aménagement de formes qui résonne et qui vibre.
Le dessin terminé, deux actes nouveaux vont amplifier cette résonance et vibration : le changement d’échelle et la découpe.
Le graphisme est produit à l’échelle d’une page d’écriture. Agrandit un peu ou beaucoup, le dessin fait apparaître la fragilité du trait, prend une autre couleur.
Cet acte abouti, la découpe commence. Pendant de longues heures, avec un scalpel, les lignes, les traces, le dessin deviennent des objets, des surfaces.
La découpe libère les signes, les symboles, les graphs et gribouillis. Ce travail de découpe (hand cut paper) renforce l’énergie des traces et du graphisme.
Ainsi les pleins et les vides laissent la lumière passer et un jeu d’ombres apparaît après une mise en relief directement sur le mur ou sur la toile.
Ce dessin devenu objet élargit le champ du spectateur lui offrant des poèmes plastiques dans l’espace et où s’établit un dialogue laissant chacun libre de sa propre interprétation, propice à toutes les imaginations.
Bertrand Goultin


A venir

La Place des Femmes dans l’Espace Public

 

Flyer Recto Def

Projet de réalisation de documentaires citoyens et exposition itinérante

Les villes sont porteuses de bouleversements qui modifient les pratiques traditionnelles de la population. Les hommes et les femmes se croisent dans l’espace de la ville mais ne partagent pas toujours les mêmes libertés et les mêmes droits.

Dans le cadre du projet sur « La place des femmes dans l’espace public », l’association Bokra Sawa a proposé un atelier multimédia s’appuyant sur l’usage des nouveaux médias et des outils numériques afin de former au reportage citoyen des jeunes adultes alexandrins et marseillais qui portent un intérêt à la culture de leur ville et ses changements sociologiques. À travers la photographie et l’interview, ils ont pu ainsi documenter à leur façon la situation de la femme dans deux grandes villes méditerranéennes que sont Marseille et Alexandrie.

Ce projet a débuté en janvier 2017 dans la ville d’Alexandrie pour huit jeunes adultes égyptiens et s’est poursuivi au mois de février et mars de la même année, dans la ville de Marseille pour une équipe de neuf participants.

Stéphane Pachot, expert multimédia et journaliste a animé cet atelier, avec le soutien de Nehal Mohammed Refaat et Daniela Levy, professionnelles dans le domaine des droits des femmes, respectivement en Égypte et en France.

La démarche de ce projet est de donner la parole à des femmes tout en proposant à de jeunes citoyens de travailler sur un sujet d’actualité et peut-être de comprendre certains changements sociologiques et idéologiques que traversent nos sociétés.

Les participants à ce projet ont eux-mêmes choisi les sujets de ce travail, chacun ayant une démarche différente, en s’adressant par exemple à un proche, ou à une personne de sa famille avec qui ils avaient envie de partager une expérience. D’autres ont rencontré une inconnue, une personnalité forte qu’ils côtoient parfois dans la rue ou dans leur quartier. Chaque interview fut une découverte, même pour les participants dont le profil leur était proche, comme cette grand-mère qui aura pour la première fois, devant les yeux de sa petite-fille, montré des photos de sa jeunesse.

Le résultat de ces rencontres peut paraître loin des informations que l’on reçoit tous les jours, des deux côtés de la Méditerranée. Ce projet n’est pas un travail de recherche mais bien de sensibilisation sur le quotidien de femmes dans l’espace de la ville, qui ont toutes la volonté de vivre libres et en accord avec leurs principes. Ce projet de regards croisés entre les deux villes porte en lui l’expression d’un échange enrichissant et constructif entre deux groupes de jeunes de culture méditerranéenne.

Ainsi, à travers le recueil de multiples témoignages audio et visuels des habitantes de ces deux villes sur les transformations de leur ville, de leurs conditions de vie dans l’espace public et leur vécu, nous avons proposé une exposition itinérante, allant au CRIJPA et l’AAJT à Marseille, et à l’Institut Français d’Égypte à Alexandrie, pour que le public puisse rencontrer, via ce reportage, quelques-unes de ces femmes qui ont souhaité partager leur point de vue. À peu près 850 personnes ont pu apprécier le résultat de ce projet à travers les différentes expositions mises en place entre les deux rives de la Méditerranée.

Nous travaillons aujourd’hui sur la possibilité d’exposer ce projet dans d’autres villes de la région PACA, afin de partager cette expérience avec le plus grand nombre possible de citoyens.

Photos reportage des participants au projet :

http://www.bokrasawa.org/?page_id=873
Pour voir les vidéos reportages: chaine YouTube de Bokra Sawa

 


Les précédentes expositions du Garage :
“Touriste or not Touriste ?”

Exposition du 21/09 au 05/10

Exposition des deux artistes franco-chiliens, Amandine Coulombel et Francisco Araneda Roa de l’atelier de sérigraphie la FáBRiKa, à Valparaiso, Chili.

A partir de 18 heures, le vernissage sera suivi du traditionnel repas gourmet du jeudi soir !

La FáBRiKa est un atelier de sérigraphie chilien ouvert en décembre 2015.
C’est un lieu de création indépendant dans lequel les artistes mélangent la photographie argentique et les arts graphiques à l’ancienne, utilisant des procédés manuels pour laisser place à la surprise, au résultat inattendu et changeant. Tout comme la technique, l’inspiration des oeuvres est multiple, et leur travail explore la ville portuaire de Valparaíso.

Situé en plein quartier touristique, l’atelier invite le public à connaître le lieu et le projet. FáBRiKa est un véritable laboratoire de création, production et observation qui mène à d’amples réflexions sur les rapports humains et sur l’impact du tourisme au sein de la communauté.

De passage en France pendant quelques semaines, les deux artistes souhaitent interroger les liens et créer des passerelles entre Valparaiso et Marseille, deux villes jumelles ayant beaucoup de correspondances. De port à port, Amandine et Francisco questionnent l’impact du tourisme à travers leur travail.

 

 

du 4 décembre 2015 à 15 janvier 2016 l’exposition

QUELLI CHE CI GUARDANO – CEUX QUI NOUS REGARDENT
photographies et recherche d’Emma Grosbois

« Ceux qui nous regardent » est une série de photographies réalisées à Palerme sur la survivance des autels et la profusion d’images sacrés et profanes dans les lieux de la vie quotidienne : garage, échoppe ou ateliers…Ce qui au premier regard semble « désordre » se révèle en fait une cartographie précise des vécus et devient alors le portrait de celui qui l’habite.
“ Les images votives sont organiques, vulgaires, aussi désagréables à contempler qu’elles sont abondantes et diffuses. Elles traversent le temps. Elles sont communes à des civilisations fort disparates. Elles ignorent le clivage du paganisme et du christianisme. En réalité, cette diffusion même constitue leur mystère et leur singularité.“
Georges Didi-Huberman, Ex Voto, Images, Organes, Temps
plus d’info sur Emma Grosbois: 
http://emmagrosbois.ultra-book.com/


Exposition de dessins et récits de Francesco Portigliatti du 4 au 31 mars

Manu Theron et les péripéties de Pépé 
Dans le cadre de l’exposition « Les anthologies rocambolesques de Pépé » au Garage Imaginaire, Manu Theron, et Oriana Portigliatti, proposent une soirée de lectures chants et mémoires de notre éclectique Pépé : un observateur amusé et abusé par les tribulations d’un siècle d’histoire et de politique.

« Il y a pas loin de chez moi un vieux Pépé ancien syndicaliste et contestataire d’origine piémontaise, qui a longtemps travaillé à Fos et qui a toujours écrit et dessiné ses impressions sur le monde comme il va. 
Ce mois de mars, la Casa Consolat lui consacre une expo, et ses dessins et textes sont montrés pendant plus d’un mois dans le Garage Imaginaire. 
Ses textes sont à la fois humoristiques et drôles, mais recèlent aussi une profondeur que donnent peut-être l’expérience, mais surtout l’intelligence et la fréquentation des êtres humains. Je vous recommande d’aller la voir, et d’en goûter les subtilités ».
Manu Theron
ANTHOLOGIES ROCAMBOLESQUES DE PÉPÉ


Le Garage Imaginaire présente du 2 mars au 5 mars 2017
Laterna, une installation de Gaëlle Vaillant.

Et vous invite le jeudi 2 mars à partir de 18h au vernissage.
Vernissage suivi d’un apéritif en présence de l’artiste.

Plonger dans un paysage; paysage dessiné, composé, animé, qui rappelle les ombres chinoises de l’enfance.
Être tour à tour un géant pour déplacer des montagnes chimériques, inventer des strates, construire un horizon karstique, et l’enfant jouant avec quelques cristaux de sel.